Day One

Il y a certainement une symbolique intéressante à étudier : commencer par écrire son Blog le premier jour du déconfinement…
Mais je n’ai pas tellement envie de faire ma propre psychanalyse ici.
Cela fait longtemps que l’idée trotte dans ma tête. Et sans doute ce soir, l’impulsion électrique était suffisament forte pour activer le bras.

Chapelle Sixtine

Une famille merveilleuse, des Amis avec un A majuscule, une belle maison, la santé…
Je serai vraiment ingrat avec la vie, avec le cours des choses, si je demandais plus.
Et pourtant, ce sentiment d’incomplétude est là.
D’où vient-il ?
Sans doute le besoin de créer, de laisser une trace, est profondément ancré en nous.
Donner naissance à un enfant.
Planter un arbre.
Ecrire un livre.
C’est un bien beau programme, tout ça.
Alors voila, vu que j’ai un peu de mal à trouver l’inspiration et le temps pour un scénario, ou même une nouvelle, commençons par des petits pas.
Après tout c’est de cette façon qu’un enfant apprend à marcher.

Et à la réflexion, nous ne laisserons même pas la possibilité d’écrire des commentaires sur ce blog.
Narcisse restera à la porte.
Autant que possible.
Ainsi que toutes les emmerdes qu’il y a à administrer un site avec des visiteurs qui se piquent, eux aussi, de laisser leur trace.
Est-ce que je viens pisser sur votre paillason, moi ?
Mais si vous voulez m’écrire à chris@helson.org, je lis mes mails, et je réponds – aux mots gentils uniquement.

Le commencement est donc modeste.
Ecrire des futilités, pour se faire la main.
Mais écrire.
Coûte que coûte, comme un besoin vital.
Après tout, pourquoi pas ?
Les plus grands voyages commencent par un pas.