One of these mornings you’re gonna rise up singing Yes, you’ll spread your wings and you’ll take to the sky
Le week-end dernier je suis retourné au cinéma après plus de 11 mois d’interruption. C’était assez surprenant comme ambiance. Une joie contenue, du recueillement, les gens chuchotaient. Je me croyais dans une cathédrale.
J’ai lu quelque part que les salles de cinéma pouvaient être assimilées aux temples modernes de notre société sécularisée. Je trouve la métaphore assez juste.
Connais-tu cette douce sensation de découvrir une nouvelle chanson d’un artiste que tu adores ?
Je ne parle pas du dernier titre de l’idole des jeunes, qui vient de sortir la semaine dernière. Mais d’une vieille pépite dénichée par un programmateur radio malin.
En l’occurrence l’artiste est Edith Piaf et la chanson : « J’ m’en fous pas mal ». Pas exactement née de la dernière pluie donc.
C’est aussi agréable que de retrouver un vieux pote perdu de vue depuis longtemps.
Le vrai miroir de nos pensées est le cours de notre vie
J’ai eu la chance de naître dans une famille d’intellos. Pas sûr que cette formule plaise à ma mère …
Pourtant c’est un fait, j’ai toujours vu des livres à la maison. Il y avait aussi les sorties familiales au Théâtre ou au musée. Mais aussi les vinyles de Bob Marley, James Brown et Led Zeppelin.
Nous avons mis du temps à nous apprivoiser cet arbre et moi. Bientôt douze ans que j’ai posé mes guêtres dans ce petit coin de paradis qu’on appelle Castanet. Mon acclimatation au quartier, à la maison, a été progressive.
Il y a certainement une symbolique intéressante à étudier : commencer par écrire son Blog le premier jour du déconfinement… Mais je n’ai pas tellement envie de faire ma propre psychanalyse ici. Cela fait longtemps que l’idée trotte dans ma tête. Et sans doute ce soir, l’impulsion électrique était suffisament forte pour activer le bras.