ON AIR

Vous aussi, vous avez pris le virage des podcast ?
Cela fait un an ou deux que je suis tombé dedans et maintenant je suis conquis par ce nouveau mode d’expression.
Il faut bien reconnaître que les femmes sont en pointe en la matière.

Celia Cruz

Ce n’est pas moi qui le dit, c’est Telerama !
Caution intellectuelle, culturelle et passe-moi le sel imparable.

Oui parfois il suffit d’un signe extérieur perçu pour déclencher l’écriture d’un billet.

Mais souvent l’occasion qui fait le larron, est aussi l’expression d’une idée plus large et plus ancienne.
Une réflexion sous-jacente qui mature pendant des mois et germe un beau jour ensoleillé.

C’est à l’occasion d’un road trip avec mes enfants, au cours de la semaine passée, que j’ai écouté encore plus de podcast que d’habitude.
Signe particulier ? Il n’y avait – quasiment – que des femmes au micro.
Ces histoires, dans des genres très divers, m’ont interpellé, attendri, ému.
Le plus important au bout du compte, le plus rafraîchissant, c’est la nouveauté du propos que j’ai entendu.
Il s’agissait de récits véritablement nouveaux pour moi, dans le ton et sur le fond.
Le côté inédit d’une histoire ne suffit pas à m’emballer, mais c’est toujours un excellent début en tout cas.

It’s a man’s world but The Times They Are a-Changin’

Nous vivons dans un monde d’hommes, c’est une évidence.
Mais les temps changent, doucement mais sûrement. 
L’équilibre des forces évolue en permanence.

Cependant les avancées réelles des droits des femmes ne sont pas toujours perceptibles à l’heure de l’infodivertissement frénétique.
Alors prenons le temps d’écouter ce qu’elles ont à nous dire pour prendre le pouls d’une société en mouvement.

Entre / Louie media

C’est un plaisir rare et savoureux de trouver un programme qui plaise aux parents comme aux enfants.
Mes pitchouns ont 13 et 10 ans.
C’est une période – et une famille, où c’est la croix et la bannière pour trouver un film qui plaise à tout le monde.
Alors trouver un podcast qui nous fait plaisir à tous les trois, pendant notre traversée des Cévennes, c’était jouissif.

Entre est l’histoire très touchante du quotidien d’une jeune fille de 11 ans. Le thème est la sortie de l’enfance.
Beaucoup de sujets abordés sont durs (harcèlement, trahisons, deuil), notamment via le prisme d’un enfant.
L’entrée dans les années collège évoque un rite d’initiation.
Pourtant c’est lumineux grâce à la personnalité de cette gamine qui s’exprime avec beaucoup de maturité et une grande sincérité.
En règle générale et en particulier ici, je recommande quand même aux parents de vérifier si le contenu conviendra à leurs enfants avant d’écouter avec eux.

Pour revenir à notre éloge du média podcast, je ne peux pas imaginer de support plus adéquat pour recueillir et restituer aussi bien la parole délicate et fragile d’une enfant.
Je vais juste faire une petite critique, histoire qu’ils s’améliorent encore chez Louie, la profusion de pubs identiques et répétées dans un format aussi court est vraiment malvenue.
Je ne faisais pas le malin quand je devais accélérer la lecture sur mon smartphone et gérer les virages dans les collines du Gard en même temps…

Sinon une saison 2 de Entre est également diffusée, mais la magie a disparu.
Ce sont deux autres enfants qui interviennent dans cette nouvelle saison, un frère et une sœur que l’on entend successivement. Le montage en parallèle efface l’intimité qui s’était créée lors de la saison 1. Et les propos sont décousus et peu intéressants.
De l’utilité du casting sur ce type de projet …

https://louiemedia.com/entre

Emotions / Louie media

Voici une série de podcast ambitieuse et instructive toujours issue de la même maison (non cet article n’est pas sponsorisé).

L’idée ici est d’explorer la source d’une émotion particulière pour mieux comprendre les ressorts à l’œuvre en nous. Chaque épisode (entre 15 et 55 minutes) a pour thème une émotion spécifique.

J’en ai écouté plusieurs et j’ai notamment bien aimé « Peut-on se fier à son intuition ? ». Dans cette émission, on apprend que c’est la répétition dans le travail et l’accumulation des expériences qui permettent de devenir bon dans des évènements qui exigent des réactions instantanées.

La série Emotions brasse des témoignages individuels avec des explications de spécialistes. La narratrice aide à récapituler les points clés. C’est didactique, bien monté et assez prenant.

Cela dit, il faut préciser quand même que le résultat est assez inégal selon les différents épisodes. On trouve parfois les témoignages un peu ennuyeux et superflus.
Mais bon c’est le principe d’un podcast, il faut écouter pour se faire sa propre opinion.

https://louiemedia.com/emotions

Femmes puissantes / France Inter

Revenons sur notre bon vieux service public (pour lequel j’ai un immense respect) avec cette série présentée par Léa Salamé.

Ici le concept est de donner la parole à des femmes qui ont réussi, le plus souvent dans des activités d’hommes.

J’ai écouté d’abord Anne Méaux, conseillère en communication de grands patrons et d’hommes politiques.
En général, je suis plutôt fasciné par les entrepreneurs. Pour en avoir côtoyé plusieurs de près, je sais qu’il faut avoir beaucoup de courage et de qualités pour monter et développer une entreprise.
Cette femme qui s’est imposée dans un monde très masculin m’a beaucoup inspiré.

Je retiens un conseil, qui me plait : « plus on fait, plus on fait ».
En d’autre termes, il ne faut pas avoir peur de multiplier les activités, qu’elles soient professionnelles ou personnelles.
Il faut être organisé et motivé, c’est tout. Inutile de se cacher derrière des excuses pour procrastiner.

Dans un style très différent, j’ai également apprécié la partition de Carla Bruni que j’avais choisi d’écouter ensuite.
Je sais enfin ce qui me plaît chez elle.
C’est la Sprezzatura bien entendu.
Cette classe à l’italienne où la nonchalance masque une grande culture.

Cette femme était un peu comme la Joconde pour moi, une énigme.
(Pour choisir un tel mari, il faut être bizarre quand même !)
Cette interview m’a permis d’y voir plus clair dans ses contradictions : son rêve initial assumé d’être célèbre et sa capacité à prendre de la distance avec le vedettariat.

Dans une fiction, je trouve toujours intéressants les personnages tiraillés entre leurs contradictions, mais qui les vivent pleinement.
Dans la vie réelle, il y a quelque chose du même ordre finalement.

Pour mieux comprendre mon point, lire la trilogie du Caire de Naguib Mahfouz, l’un de mes livres préférés.
Cette histoire retrace les convulsions de l’Egypte au XXe siècle à travers son personnage principal qui est un véritable Docteur Jekyll et Mister Hyde du monde arabe.
Le jour, c’est un père de famille autoritaire et affreusement rigoriste.
La nuit, il tombe le masque quand il rejoint ses amis pour chanter, danser et faire la fête. Il devient alors le plus joyeux luron qui soit.
Seulement 1500 pages à lire … Allez un petit effort !

Autre jour, autre émission, le mojo nous a quitté …
J’ai tenu la moitié de l’interview d’Aya Nakamura.
Des propos aussi plats que la Belgique, ennuyeux à mourir.

J’ai enchainé juste après avec Christine Lagarde.
Le contraste était saisissant évidemment.
C’est toujours instructif de découvrir le parcours d’une femme qui a gravi tous les échelons du pouvoir.
Pour autant, cette interview donnait l’impression d’être plus balisée et moins surprenante que les 2 premières évoquées. On sent bien que la patronne de la BCE contrôle parfaitement toute sa communication.

https://www.franceinter.fr/emissions/femmes-puissantes

Mon prince viendra à la mer / Arte Radio

Voici la fiction que j’ai le plus aimée en format audio.
J’étais mort de rire du début à la fin et en plus le montage est très bien réalisé.

C’est l’histoire d’une jeune célibattante qui galère pour trouver un mec.

Même s’il date un peu maintenant, je voulais quand même lui rendre hommage.

https://www.arteradio.com/serie/mon_prince_viendra_la_mer

Comment on conclut maintenant ?
On ne conclut pas, on reste à l’écoute !

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